La Pont Alexandre III

En 1824, Navier avait voulu  réaliser à cet emplacement un pont suspendu mais, en 1828, il y a eu lieu la destruction des travaux entamés suite à des complications d’ordre techniques.

Par le truchement des ornements et une dextérité des sculptures, le  Pont Alexandre est considéré comme le pont le plus élégant de Paris. Cette renommée, il le doit aussi à la prouesse technique et la perfection dont ont fait montre les différents ingénieurs et artisan-décorateurs.

Composé d’une seule arche de feuilles qui enjambe la Seine dans une grande courbe, il a été réduit afin de ne pas obstruer la vue des Champs-Elysées et les Invalides.

Inauguré pour l’Exposition universelle de Paris en 1900, la première pierre fut posée par le tsar Nicolas II de Russie en 1896. Le pont était destiné à symboliser l’amitié franco-russe, instaurée par la signature de l’alliance conclue en 1891 entre son père, l’empereur Alexandre III (1845-1894) et le président de la République française Sadi Carnot.

La construction de cet ouvrage d’art fut confiée aux ingénieurs Jean Résal et Amédée Alby, ainsi qu’aux architectes Cassien-Bernard et Gaston Cousin. Construit dans l’axe de l’esplanade des Invalides, il mène  celle-ci aux Petit et Grand Palais également construits pour l’exposition universelle.

Le cahier des charges prévoyait qu’il soit suffisamment plat pour qu’on puisse voir entièrement les Invalides depuis les Champs-Élysées. Il ne devait pas entraver la navigation et avoir un tirant d’air au moins égal à celui des ponts les plus modernes. Sa largeur devait être proportionnée à celle de l’avenue qu’il prolongeait : d’abord envisagée à 50 m, elle fut arrêtée à 40 m pour ne pas trop perturber la navigation. Il devait être symétrique et décoratif (d’où une largeur imposée des quais de 22,50 m).

Quatre piliers d’angle élevé, portent les quatre groupes équestres en bronze doré représentant Pegasus détenu par la renommée.

Sur la rive droite, les Renommée des Sciences (Renommée des Sciences) et les Renommée des Arts (Renommée des Arts) par E. Frémiet avec, à leur base, La France Contemporaine (France contemporaine) par G. Michel et la France de Charlemagne (de Charlemagne France) par A. Lenoir. Sur la rive gauche, la Renommée du Commerce (renommée de l’entreprise) par P. Granet et la Renommée de l’Industrie (renommée de l’industrie) par C. Steiner, à leur base, la France Rennaissante (Renaissance de la France) par J . Coutan et La France de Louis XIV (France de Louis XIV) par L. Marqueste.Les lions sont par J. Dalou et de Gardet. La décoration est similaire à la faune marine de A. Poulin.

Les clés de voûte sont décorées avec deux compositions en cuivre battu représentant, en amont, le Nymphes de la Seine (Seine nymphes) portant les armes de Paris, et, en aval, le Nymphes de la Néva (Nymphes de la Neva) portant les armes de la Russie par G. Récipon. Sur le parapet du pont, au pied des piliers, jonchent quatre superbes groupes de spiritueux de l’eau avec des poissons et des coquillages sculptés en cuivre martelé par L. Morice et A. Massoule, tandis que les quatre candélabres monumentales entourée d’amours et de monstres marins  par la sculpteur, H. Gauquic.

Classé monument historique en  il a été inauguré en 1900. Très grandes fondations d’appui ont été nécessaire parce que les arcs ont dû être très faible (1/17); ils ont été construits en utilisant des caissons à air comprimé, dont les côtés sont parallèles à l’axe du pont et 33,50 m de long – avec les autres côtés mesure 44 m.

La base des caissons a été creusée à une profondeur de 18,75 m sur la rive droite, et 19,40 m sur la rive gauche. Deux tunnels en pierre se situent à ses extrémités.

Le pont a plusieurs fois changé de couleurs ; il est passé du gris au vert-brun puis au gris perle. Il a repris ses couleurs d’origine lors de son unique restauration en 1998.

Ses contreforts côté rive droite abritent depuis septembre 2006 une boîte de nuit appelée le Showcase, aménagée dans un hangar à bateau désaffecté. Ce lieu, ouvert au grand public à la mi-décembre 2006, peut être utilisé comme  salle de concert ; des émissions de télévision y sont depuis enregistrées.

Le pont a été classé au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 1975. Il est également labellisé « Patrimoine du xxe siècle » et situé dans le périmètre du secteur sauvegardé du 7e arrondissement de Paris, ainsi que dans le site naturel inscrit « Ensemble urbain à Paris », inscrit par arrêté en 1975.

En plus des œuvres musicales, plusieurs scènes de productions cinématographiques ont été  tournées dans ce lieu:

  • Cinéma
    • 1957: Drôle de frimousse de Stanley Donen
    • 1966: Paris brûle-t-il ? de René Clément
    • 1998: Ronin de John Frankenheimer
    • 2000: Jet Set de Fabien Onteniente
    • 2009: Banlieue 13 : Ultimatum de Patrick Alessandrin
    • 2012: Les Saveurs du palais de Christian Vincent
    • 2012: Main dans la main de Valérie Donzelli
  • Musique
    • La chanteuse britannique Adele y tourne le clip de sa ballade Someone like you (2011).

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