École des ponts et chaussées

la notice ci-dessous est tirée du site actuelle de l’école des Ponts Paristech

Perronet et le Siècle des lumières (1747-1797)

En France, la construction des routes, ponts et canaux resta très longtemps de la seule compétence des seigneurs, associations de marchands ou ordres monastiques. Avec Colbert, une politique plus efficace vit le jour, mais les techniciens étaient recrutés au coup par coup. Il fallut attendre l’année 1716 pour qu’un arrêt crée un corps d’ingénieurs régulièrement appointés : le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées.

Une cinquantaine d’élèves

La mise en place d’une formation spécifique à ce corps fut décidée par l’arrêt du Roi du 14 février 1747, acte fondateur de l’Ecole. Et jusqu’en 1794, l’Ecole fut marquée par la personnalité de son directeur, Jean-Rodolphe Perronet, à la fois ingénieur, administrateur talentueux et érudit participant à l’élaboration de l’Encyclopédie de d’Alembert et Diderot. L’Ecole comptait alors une cinquantaine d’élèves (Lebon, Bernardin de Saint-Pierre, Méchain, Brémontier…) et pas un seul enseignant. En effet, les élèves recevaient une instruction théorique par auto-apprentissage et par enseignement mutuel dans les domaines de la géométrie, l’algèbre, la mécanique, l’hydraulique…

Dessin du pont de Neuilly - Projet de Jean-Rodolphe Perronet en 1768 © Coll. Ecole nationale des Ponts et Chaussées - MS9(1)2

L’enseignement théorique était complété par une formation pratique assez poussée par le biais de campagnes annuelles sur des chantiers de province ou par des collaborations auprès des savants et seigneurs. Cet aspect pratique de la formation apparaissait aussi dans l’obligation pour les élèves de participer au levé de la carte du Royaume.
La sanction de la formation prenait en compte tout à la fois l’assiduité, les études antérieures, les cours extérieurs, les campagnes annuelles, les cours professés et les résultats aux concours : la durée des études pouvait alors varier de 4 à 12 ans.

Une école d’application

L’enseignement se structura peu à peu et les ingénieurs des Ponts et Chaussées accrurent progressivement leurs prérogatives en s’adjugeant un quasi monopole sur l’aménagement du territoire. A la Révolution, des voix s’élevèrent pour critiquer le caractère autoritaire de cette politique tandis que naissait l’idée de créer une puissante école regroupant les élèves des Ponts, des Mines et du Génie. L’Ecole Polytechnique vit ainsi le jour en 1795 et l’Ecole des Ponts fut conservée comme école d’application.

http://www.enpc.fr/lecole-dans-lhistoire

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s