Biographie Alexandre Gustave Eiffel

Alexandre Gustave Eiffel, né Bönickhausen  le 15 décembre 1832 à Dijon et mort le 27 décembre 1923 à Paris, est un ingénieur, un industriel français, ayant notamment participé à la construction de la statue de la Liberté à New York et de la tour Eiffel à Paris.

Le premier grand chantier de Gustave Eiffel est, en 1858, le pont ferroviaire de 500 mètres de long de Bordeaux dont il assure à 26 ans seulement la direction des travaux – une prouesse technique sur une rivière aussi large, qui lui permet de tester toute une série d’innovations qui feront sa force par la suite.

Eiffel, fort de ses premières expériences réussies, décide de fonder sa propre société. En 1866, il fait l’acquisition des Ateliers Michwell de constructions métalliques, à Levallois-Perret, juste à l’ouest de Paris.

L’entreprise emporte alors plusieurs grandes commandes d’édification de viaducs et de bâtiments à structure ou charpentes métalliques. Pour ce faire, il n’hésite pas à parcourir l’Europe entière.

Le talent de l’ingénieur centralien, sa vivacité à saisir toute nouvelle idée ou projet, mais aussi sa grande capacité à s’entourer de brillants collaborateurs, contribuent au succès de la société Eiffel : Théophile Seyrig en 1868, Émile Nouguierà partir de 1875, Maurice Koechlin à partir de 1879, etc. Maurice Koechlin sera d’ailleurs à l’origine en 1881 de la conception de l’armature de fer de la statue de la Liberté, dessinée par Bartholdi et inaugurée à New York en 1886.

Édifices construits par les ateliers Eiffel :

  • la Galerie des Machines pour l’Exposition universelle de Paris en 1867 ;
  • la Gare de Verdun à Verdun dans la Meuse, France le 14 avril 1870
  • la Gare de Budapest-Nyugati (« Gare de l’Ouest ») à Pest (Budapest) en Hongrie en 1875 ;
  • la gare Basmane de Izmir , en Turquie, construite par la régie générale en 1876 ;
  • la charpente du lycée Carnot à Paris ;
  • les vinaigreries Dessaux à Orléans ;
  • le dôme de l’Observatoire astronomique du mont Gros à Nice et les Ateliers Berthier à Paris, en collaboration avecCharles Garnier, architecte de l’Opéra de Paris, ainsi que d’autres salles d’opéra (Nice, Monaco) ;
  • la Casa de Fierro de Iquitos au Pérou;
  • les charpentes métalliques et les verrières du siège central du Crédit lyonnais à Paris ;
  • la gare routière à La Paz, en Bolivie ;
  • église de Santa Barbara, Santa Rosalía, Mexique ;
  • charpente de la poste centrale de Saïgon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville), Viêt Nam.

Ponts et viaducs

Puis il se lance dans la conception de structures métalliques pour des ponts :

  • Pont de Frynaudour sur le Leff et reliant les communes de Quemper Guézennec et Plourivo (Côtes-d’Armor). Voir aussi le descriptif de la Gare de Frynaudour.
  • Pont métallique de Lavaud, lieu de traversée du Lay (Vendée), entre Péault et La Couture, construit en 1877. Un des 16 ponts encore en service.
  • Pont du château de Kermezen sur la commune de Pommerit-Jaudy (Côtes-d’Armor).
  • Viaducs de Neuvial et de Rouzat pour la ligne de chemin de fer Commentry – Gannat en 1869 : il y crée des jambes de forces incurvées, à l’instar de la future tour Eiffel.
  • Pont métallique de Gérone en Catalogne.
  • Pont métallique ferroviaire sur la Birse près de Münchenstein en Suisse construit en 1875. Le 14 juin 1891, ce pont cède sous le poids d’un train. Cet événement, actuellement la plus grande catastrophe ferroviaire en Suisse, fit 71 morts et 170 blessés.
  • Pont Maria Pia sur le Douro au Portugal, 1877. Son projet fut à la fois le plus léger, le moins cher et le plus audacieux. Cette réalisation assoit définitivement sa réputation en France comme à l’étranger puisqu’il remporte ce concours international en mai 1875 face à de grands groupes métallurgiques.
  • Pont Eiffel à Viana do Castelo (Portugal), 1878 : viaduc rail-route à double tablier, long de 562 m.
  • Pont de Cubzac sur la Dordogne (Gironde), 1879 : pont-route en poutre en treillis.
  • Pont Gustave Eiffel à La Seyne-sur-Mer.
  • Viaduc de la Souleuvre dans le Calvados.
  • Pont Long Biên (anciennement Pont Paul Doumer), à Hanoï, (Viêt Nam).
  • Pont Trang Tien (anciennement pont Clemenceau), qui enjambe la rivière des Parfums à Huế (Annam, aujourd’hui Viêt Nam).
  • Viaduc de Garabit, 1884. L’achèvement de ce viaduc, situé dans le Cantal, lui assure une énorme renommée. L’arc de cent soixante-cinq mètres de portée qui soutient le tablier du pont constitue un record du monde, absolu en ce domaine. De plus, celui-ci est élevé à cent vingt-deux mètres de hauteur. En fait, l’avant-projet est de Léon Boyer. Il figura sur le dernier billet de 200 francs, consacré à Eiffel.
  • Pont tournant Colbert à Dieppe en 1888.
  • Viaduc Eiffel sur la ligne Paris – Mantes par Conflans sur l’Oise : pont métallique construit par la Société Gustave Eiffel pour la partie « caisson poutrelle » en1892. Dynamité par les Français le 13 juin 1940, reconstruit provisoirement par les Allemands en 1941-42, il est définitivement cassé en deux parties irrécupérables par une seule bombe bien placée en mai 1944, très certainement par le pilote Pierre Clostermann aux commandes d’un chasseur-bombardier britannique. Il a été reconstruit en 1947 pour le compte de la SNCF.
  • Viaduc de Thouars : pont de chemin de fer au-dessus de la rivière le Thouet.
  • Pont ferroviaire Eiffel sur le Vecchio à Venaco (Haute-Corse), 1890 à 1894.
  • Le pont qui permet l’accès au Rocher de la Vierge à Biarritz, quelques mètres au-dessus de l’océan Atlantique.
  • Il participe à la construction du magnifique pont-canal de Briare (1896), conçu par l’ingénieur Léonce-Abel Mazoyer, mais pour la construction des 14 piles en maçonnerie, et non pour la cuvette métallique qui est fabriquée par les établissements Daydé & Pillé de Creil.
  • Le pont sur l’Escaut à Tamise.
  • Pont ferroviaire sur la Siagne, sur la ligne Nice-Meyrargues, construit ensuite par l’ingénieur Jules Rival.
  • Pont ferroviaire de Capdenac-Gare, construit en 1860-1861, toujours en service.
  • Pont ferroviaire d’El Ourit à Tlemcen (Algérie).
  • Passerelle de l’Avre sur la Seine, entre le Bois de Boulogne à Paris et Saint-Cloud. Cette passerelle piétonne fait partie de l’Aqueduc de l’Avre.
  • Le pont Skenderija sur la Miljacka à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) construit en 1893

Gustave Eiffel est surtout connu pour la tour Eiffel, construite en 1887-1889 pour l’exposition universelle de 1889 à Paris, ville dont elle est devenue le symbole.

L’ambition de réaliser une tour « haute de plus de mille pieds » taraude l’esprit des plus audacieux architectes dans le monde entier. Mais ceux-ci se heurtent à d’innombrables problèmes techniques.

En France, après la défaite de Sedan et la perte de l’Alsace-Lorraine, la République renaissante et encore fragile a besoin pour marquer le centenaire de la Révolution de 1789 d’un coup d’éclat. Survient alors l’idée de l’organisation d’une grande Exposition universelle dont l’inauguration est fixée au5 mai 1889. C’et ainsi que naquit chez  deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel, Émile Nouguier et Maurice Koechlin, l’idée d’une tour métallique qui aujourd’hui représente un symbole et chef-d’œuvre de génie.

 

L’AÉRODYNAMISME.

En plus de ses nombreuses réalisations d’ingénierie, Eiffel avait un tempérament scientifique Ses quêtes scientifiques l’ont conduit à faire des recherches aéronautiques. Outre le design, les ouvrages d’Eiffel posaient de nombreux problèmes posés par les charges de vent. Son désir de résoudre l’incertitude entourant les forces subies par les organismes exposée au vent sur une grande hauteur a motivé la poursuite de la recherche en ingénierie du vent. Il a commencé avec des tests effectués à partir de la première étape de la tour Eiffel en utilisant une ampoule spécialement conçu machine qui a enregistré les caractéristiques aérodynamiques des corps. Les données des tests obtenus ont fourni des informations sur la résistance à l’air émis par le vent sur les corps flottants, en plus d’offrir un aperçu de la répartition de la pression sur l’objet. L’existence d’une réduction de pression, aspiration, sur le côté aval des organes était une découverte importante. Mais Eiffel s’est rendu compte qu’ils avaient besoin expériences qui aboutiront à des résultats plus exacts et fiables. C’est ainsi qu’Eiffel construira  sa première soufflerie au pied de la Tour Eiffel.

La section d’essai de sa première soufflerie était de 1,50 m de diamètre. La section était assez grande pour tester des modèles comme ces des avions et de créer une vitesse de vent de 20m/s ce qui avoisine les  conditions proches de l’écoulement réel. Il a systématiquement répété la plupart de ses études autour des objets solides à différentes orientations afin de tester la validité et la qualité des résultats dans la soufflerie et confirmer l’exactitude de ses données obtenues à partir des tests de chute réalisée en 1903.

Eiffel a construit une nouvelle soufflerie à Auteuil, près de Paris, en 1912. La nouvelle installation eu une augmentation de la taille de la section d’essai (2 m de diamètre), et la vitesse du vent variait entre 30 et 40 m / s. Cette maîtrise de l’aérodynamisme lui a permis de construire, réaliser  des ouvrages gigantesques et qui bravaient la pesanteur et les altitudes.

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